Amaya débarque à Londres avec une seule idée en tête : tourner la page. Oublier le sang, l’horreur, tout ce qui l’a forcée à fuir l’Italie. Elle compte sur son grand frère Tao pour l’accueillir, reconstruire un minimum de normalité. Sauf que l’appartement de Tao est en travaux. Et la solution de dépannage, c’est Hunter Bamford. Son meilleur ami. Neurochirurgien brillant. Un type qui contrôle tout, jusqu’au moindre détail de son quotidien. Et qui n’a clairement pas envie d’une colocataire dans ses pattes.
C’est comme ça que commence Wicked Game, le roman d’Anita Rigins paru fin janvier 2025. Et franchement, une fois qu’on est dedans, difficile de s’en extraire.
De quoi parle Wicked Game sans tout spoiler
Le pitch est simple sur le papier, mais il se complexifie très vite. Amaya, 23 ans, porte un passé lourd. Elle veut la paix. Hunter, lui, vit dans une forteresse émotionnelle qu’il a construite brique par brique. Il ne ressent rien, ou presque. Jusqu’à ce qu’elle arrive et commence à gratter la surface.
Le truc, c’est que le livre ne se contente pas de poser deux personnages dans un appartement et d’attendre que la tension monte. Non. Il y a ce jeu permanent : Amaya qui teste les limites, qui cherche à comprendre qui est vraiment cet homme froid et hanté. Hunter qui, malgré lui, réagit. Qui la contrôle un peu trop. Qui la regarde un peu trop. Et qui finit par la laisser entrer là où personne n’avait accès.
C’est une histoire de reconstruction, de désir interdit, de secrets qui remontent à la surface. Avec des rebondissements qui tiennent en haleine jusqu’aux dernières pages. 436 pages de tension constante, de dialogues qui claquent et de scènes qui font monter la température.
Wicked Game est-il une dark romance ?
Oui. Clairement. Mais pas dans le sens ultra trash qu’on voit parfois. C’est une romance psychologique sombre, avec des éléments de dark romance assumés : passé traumatique, contrôle, danger, émotions violentes, et des thèmes qui peuvent heurter (l’éditeur le signale d’ailleurs).
Le jeu de pouvoir entre Amaya et Hunter, la manière dont il prend le dessus sur son environnement et sur elle, tout ça donne cette vibe dangereuse et addictive qu’on attend d’une dark romance. Mais il y a aussi beaucoup de travail sur les personnages, sur leur reconstruction, sur ce qu’ils s’infligent mutuellement. C’est plus mental que purement physique, même si la chimie est explosive. Les lecteurs sur BookTok et les sites spécialisés en parlent comme d’un page-turner qui mélange fantasme, interdit et vraie profondeur psychologique.
Les tropes qui cartonnent dans Wicked Game
Anita Rigins ne réinvente pas la roue, elle la fait tourner à fond. On retrouve des ingrédients qui marchent fort en ce moment :
- Le meilleur ami du frère (brother’s best friend), avec tout l’interdit que ça implique.
- La proximité forcée : ils cohabitent, pas le choix, et l’espace se réduit de plus en plus.
- L’écart d’âge (environ neuf ans selon les retours lecteurs), qui renforce le déséquilibre.
- Le héros brisé, froid, hyper contrôlant, qui ne veut rien ressentir… jusqu’à ce qu’elle arrive.
- L’héroïne qui porte un trauma lourd et qui, au lieu de se laisser faire, décide de jouer avec le feu pour comprendre l’autre.
Ce qui change un peu la donne, c’est ce « jeu » permanent autour des émotions. Amaya qui extirpe des réactions à Hunter. Hunter qui la manipule en retour, consciemment ou non. C’est ce duel psychologique qui donne au livre sa saveur particulière. On a l’impression de regarder deux joueurs de plus en plus investis, qui ne savent plus vraiment qui mène la danse.
Anita Rigins, l’autrice qui sort de nulle part… ou presque
Anita Rigins n’est pas une débutante. Elle a commencé à écrire sur Wattpad pendant ses études de droit. Son premier roman publié, No Rules, date de 2020. Depuis, elle enchaîne les sorties à un rythme impressionnant : une dizaine de livres en cinq ans. Elle a déjà touché à la dark romance avec la série Bad for Me, et elle a même remporté un prix public au New Romance Festival pour Le Jeu des menteurs.
Wicked Game est sorti le 30 janvier 2025 aux éditions Addictives. Il s’est directement hissé dans le top 20 des ventes, à la 12e place la semaine de sa sortie. Pas mal pour un roman qui n’était pas forcément le plus attendu de la rentrée. Le bouche-à-oreille, surtout sur TikTok, a fait le reste. C’est le genre de succès qui rappelle que la romance française, surtout quand elle est bien ficelée et un peu sombre, peut cartonner très fort.
Pourquoi Wicked Game parle aussi aux geeks
Voilà le point qui m’intéresse particulièrement sur ce blog. Le titre Wicked Game n’est pas anodin. Il sonne comme un nom de jeu vidéo, ou comme le titre d’une quête dans un RPG narratif ultra tendu. Et en lisant, on comprend vite pourquoi.
Hunter, neurochirurgien qui contrôle tout au millimètre près, c’est un peu le fantasme geek ultime revisité : le type qui a un cerveau d’exception et qui l’utilise pour tout maîtriser, y compris les gens autour de lui. Ça évoque ces personnages de science-fiction ou de thrillers où le cerveau est le vrai champ de bataille. Amaya qui essaie de le « cracker », de lui extirper des émotions comme on extrait des données, ça fait très visual novel ou jeu narratif à choix multiples. Chaque interaction est une partie. Chaque révélation change les règles.
Dans la culture geek, on adore ces duels psychologiques : les parties d’échecs mentales à la Death Note, les anti-héros complexes des comics ou des jeux, les romances sombres des otome games ou des manhwas où le pouvoir et le désir s’emmêlent. Wicked Game livre livre exactement cette tension-là, mais en format roman classique. Avec en plus ce passé traumatique qui rappelle les backstories sombres des persos de jeux horror ou de grimdark. Et la popularité sur BookTok n’est pas anodine non plus : c’est devenu l’un des espaces geek les plus vivants pour les lectrices et lecteurs qui kiffent les tropes forts et les communautés passionnées.
Bref, même si tu viens plutôt du côté jeux vidéo, anime ou comics, il y a de bonnes chances que ce roman te parle. La mécanique du « jeu » entre les deux héros est ultra addictive pour qui aime les histoires où les personnages se jaugent, se provoquent et finissent par se détruire un peu mutuellement.
Y aura-t-il une suite à Wicked Game ?
Pour l’instant, rien n’indique qu’un tome 2 soit prévu. C’est un roman standalone, publié comme tel. Anita Rigins étant très prolifique, elle continue de sortir d’autres histoires (elle a notamment The Whisperer et Beautiful Sinner qui arrivent ou sont sortis récemment). Les fans qui aiment ses univers avec le mot « jeu » dans le titre (Le Jeu des tricheurs, Le Jeu des menteurs) trouveront leur bonheur ailleurs dans sa bibliographie. Mais pour Amaya et Hunter, l’histoire semble close… du moins pour le moment.
Où lire Wicked Game ?
Le livre est disponible en broché et en ebook aux éditions Addictives (436 pages, ISBN 9782371267299). Il existe aussi une édition collector reliée pour les fans. Tu le trouveras facilement sur Fnac, Amazon, Cultura ou chez ton libraire indépendant. Si tu aimes les romances sombres et psychologiques qui ne font pas dans la dentelle, c’est clairement un des titres à avoir lu ces derniers mois.
Et toi, tu l’as déjà lu ? Tu te laisses tenter par ce jeu dangereux ? Parce que une fois qu’on entre dans l’appartement de Hunter avec Amaya, il est assez rare de ressortir indemne.