Bon, avouons-le tout de suite : quand on traîne dans les cercles geek, entre parties de RPG, marathons d’anime et scrolls infinis sur BookTok, on s’attend à tomber sur des dragons, des hackers ou des quêtes épiques. Pas forcément sur une princesse et son garde du corps ultra sexy. Et pourtant… Twisted Games d’Ana Huang a tout bousculé. Ce tome 2 de la saga Twisted est devenu un phénomène qui dépasse largement la romance new adult classique. Il mélange devoir royal, tension interdite et slow burn à vous faire oublier de respirer, le tout avec une dose de politique de cour qui rappelle vaguement les intrigues de Game of Thrones ou les choix cornéliens dans vos jeux vidéo préférés.
En fait, le titre n’est pas anodin. Les « twisted games », ce sont ces parties de pouvoir, ces jeux émotionnels et ces règles qu’on finit par briser. Et franchement, ça colle parfaitement à l’univers geek où les relations complexes et les loyautés mises à l’épreuve sont partout.
De quoi parle vraiment Twisted Games ?
L’histoire suit Bridget von Ascheberg, princesse d’Eldorra, un petit royaume européen. Deuxième dans l’ordre de succession, elle n’a jamais voulu du trône. Elle rêvait d’une vie normale, d’études aux States, de liberté. Mais quand son frère abdique, tout bascule. Soudain, elle se retrouve héritière, avec la pression d’un mariage politique arrangé et la responsabilité d’un royaume sur les épaules.
Pour la protéger dans ce nouveau rôle ultra exposé, on lui colle Rhys Larsen. Garde du corps d’élite, froid, stoïque, arrogant à souhait. Il a deux règles gravées dans le marbre : protéger son client à tout prix et, surtout, ne jamais s’impliquer émotionnellement. Jamais.
Le problème ? Bridget est tout sauf une princesse docile. Têtue, lumineuse, avec un feu intérieur qui fait fondre les défenses de Rhys centimètre par centimètre. Ce qui commence comme une proximité forcée professionnelle se transforme en une attirance explosive, interdite à tous les niveaux. Leur relation devient ce jeu tordu où le devoir, le désir et les conséquences royales s’entrechoquent sans cesse.
C’est du slow burn pur et dur, avec des scènes spicy qui arrivent au bon moment et une tension qui ne retombe jamais vraiment. Pas de rush, pas de facilité. Juste deux personnages qui luttent contre eux-mêmes et contre le monde.
Les tropes qui font tilt chez les geeks
Ce qui rend Twisted Games si accrocheur, c’est à quel point ses codes parlent aux amateurs de fantasy, d’anime et de jeux. On retrouve le classique grumpy x sunshine : le mec de glace qui ne sourit jamais et la fille qui fait tout craquer sans même essayer. La proximité forcée qui transforme chaque moment seul en bombe à retardement. L’amour interdit, avec ce côté « on ne peut pas, mais on le veut quand même » qui rappelle tant de romances dans les visual novels ou les routes romantiques des RPG.
Et puis il y a l’âge gap, le bodyguard qui doit tout sacrifier pour sa princesse, les enjeux politiques qui pèsent sur chaque décision. C’est un peu comme si on prenait les tropes du chevalier et de la dame des légendes arthuriennes, qu’on les passait au filtre new adult ultra spicy et qu’on y ajoutait la modernité de la BookTok. Le résultat ? Une romance qui fait vibrer à la fois les fans de fantasy épique et celles qui cherchent juste une bonne histoire de désir et de rédemption.
D’ailleurs, Bridget n’est pas une princesse passive qui attend d’être sauvée. Elle grandit, elle se bat pour ses choix, elle assume ses erreurs. Rhys, sous sa carapace, révèle une loyauté et une vulnérabilité qui le rendent attachant au-delà du fantasme. C’est ça qui fait la différence.
L’ordre de lecture de la saga Twisted (et pourquoi ça compte un peu)
La série Twisted compte quatre tomes principaux, tous interconnectés mais lisibles un peu dans le désordre si tu veux. Cela dit, pour profiter pleinement des clins d’œil et des personnages secondaires qui reviennent, mieux vaut suivre l’ordre de publication :
- Twisted Love (tome 1) : Ava Chen et Alex Volkov, le milliardaire grumpy aux secrets sombres.
- Twisted Games (tome 2) : Bridget et Rhys, notre couple royal et bodyguard.
- Twisted Hate (tome 3) : Jules et Josh, avec une bonne dose de haine-amour et de rivalité.
- Twisted Lies (tome 4) : Stella et Christian Harper, le côté plus dark et possessif.
Il existe aussi des bonus, des scènes supplémentaires et même des éditions collector avec du jaspage qui font plaisir aux fans. Twisted Games peut se lire seul sans trop de spoilers du premier, mais les références à Ava et Alex ajoutent une petite couche sympa si tu as déjà lu le tome 1.
L’adaptation Netflix : la série Twisted arrive… mais quand ?
En janvier 2025, Ana Huang a annoncé la grande nouvelle : Netflix a acquis les droits pour adapter la saga Twisted en série télé, en commençant probablement par Twisted Love. C’était le genre de deal à sept chiffres qui fait rêver tous les fans de BookTok. Depuis, le projet est en développement, mais mi-2026 on n’a toujours ni date de sortie précise ni casting officiel. Ça mijote tranquillement, comme beaucoup d’adaptations de romances ces dernières années.
Les fans spéculent déjà sur qui pourrait incarner Rhys (le broody bodyguard ultime) ou Bridget. Et franchement, si ça se concrétise bien, on pourrait avoir une série qui mélange l’intensité émotionnelle de Bridgerton avec la tension moderne et spicy des romances BookTok. Reste à voir si Netflix saura capturer l’essence de ces « twisted games » sans les édulcorer.
Pourquoi les geeks devraient (vraiment) lire Twisted Games
Perso, ce qui m’a le plus surpris en lisant ce livre, c’est à quel point les enjeux vont au-delà de la simple romance. Il y a de la vraie réflexion sur le devoir versus le désir, sur ce qu’on sacrifie pour protéger les gens qu’on aime, sur la façon dont le pouvoir politique tord les relations les plus intimes. Ça fait écho à plein de thèmes qu’on retrouve dans les jeux de stratégie, les mangas de court intrigue ou même les dramas coréens avec leurs chaebols et leurs gardes du corps.
BookTok a transformé ce genre de lecture en phénomène communautaire : théories, fanarts, edits, discussions passionnées sur la chimie des personnages… Exactement comme pour n’importe quelle franchise geek. Twisted Games n’est plus juste un livre, c’est un point de ralliement pour des gens qui aiment les histoires où les sentiments sont compliqués, les règles sont faites pour être brisées et les happy ends se gagnent à la sueur de leur front.
Si t’aimes les slow burns qui durent, les héroïnes qui ont du caractère et les héros qui tombent plus dur qu’ils ne veulent l’admettre, ce tome est fait pour toi. C’est addictif, bien écrit, et ça reste en tête longtemps après la dernière page. Pas parce que c’est parfait, mais parce que c’est humain, tordu et terriblement satisfaisant.
Alors oui, Twisted Games mérite largement sa place dans ta pile « à lire absolument ». Que tu viennes de la fantasy, des jeux vidéo, de l’anime ou que tu découvres juste la vibe BookTok, cette romance royale et interdite a de quoi te surprendre. Et qui sait… peut-être que dans quelques années on la regardera sur Netflix en se disant « ouais, c’était déjà génial dans le livre ».
En tout cas, une chose est sûre : une fois que Rhys Larsen et Bridget von Ascheberg t’auront happé dans leur jeu tordu, tu n’en ressortiras pas indemne. Et c’est exactement pour ça qu’on adore ça.