Le hating game sally thorne a débarqué en 2016 et il a tout de suite fait parler de lui. Sally Thorne signe son premier roman avec cette comédie romantique de bureau qui mélange haine pure, taquineries incessantes et une tension qui monte doucement jusqu’à l’explosion. Lucy Hutton et Joshua Templeman se détestent. Pas un peu. Vraiment. Ils partagent le même open space dans une maison d’édition issue de la fusion de deux boîtes aux cultures complètement opposées, et leurs bureaux sont face à face. Chaque jour devient un terrain de jeu pour des petites victoires ridicules mais savoureuses.

Et franchement, une fois lancé dedans, c’est dur de lâcher. Le truc c’est que ce n’est pas juste une romance de plus. C’est une guerre de nerfs permanente, avec des règles inventées au fil des jours, exactement comme quand on crée des défis idiots entre potes pour passer le temps.

La fusion des deux boîtes et ce bureau qui change tout

Tout commence par un mariage forcé entre deux maisons d’édition. L’une plus créative et chaleureuse, l’autre plus corporate et rigide. Résultat : les équipes doivent cohabiter, et Lucy et Josh se retrouvent collés l’un en face de l’autre huit heures par jour. Lucy arrive en retard, porte des couleurs vives, collectionne les figurines de Schtroumpfs et essaie de plaire à tout le monde. Josh arrive à l’heure, costume impeccable, zéro sourire, et il la regarde comme si elle était un bug dans son planning parfait.

Du coup ils inventent des jeux. Le Staring Game : celui qui cligne des yeux en premier perd. Le Mirror Game : imiter chaque geste de l’autre jusqu’à ce qu’il craque. Le HR Game : simuler des conversations ressources humaines ultra sérieuses pour agacer. C’est puéril, c’est mesquin, c’est hilarant. Et ça devient vite addictif, parce que chaque petite victoire compte dans leur guerre froide.

Lucy et Josh : l’opposition qui fait vibrer tout le roman

Lucy est le genre de personne qui veut être aimée. Elle vient d’une ferme de fraises, elle est un peu en retard sur la vie parfois, et elle collectionne les Schtroumpfs avec une passion qui frôle le fan service. Josh, lui, est l’anti-Lucy parfait : froid, efficace, sarcastique, et il a ce don pour la remettre à sa place d’une phrase bien placée.

Le point c’est que plus ils se chamaillent, plus on sent que quelque chose gronde en dessous. C’est le enemies-to-lovers classique, mais exécuté avec une justesse dans les dialogues qui fait mal. On passe son temps à se demander qui va craquer en premier. Et quand la grosse promotion arrive sur la table, les enjeux explosent : si Lucy gagne, elle devient la boss de Josh. Si Josh gagne… Lucy démissionne. Plus de quartier possible.

Quand les parties sérieuses commencent vraiment

Au début c’est léger, presque enfantin. Puis la tension monte. Il y a ce moment dans l’ascenseur qui change la donne. Un baiser qui arrive sans prévenir et qui fout tout en l’air. Après ça, plus moyen de faire semblant que c’est juste de la haine. Lucy commence à rêver de lui, à soigner un peu plus sa tenue le matin, à se poser des questions. Josh reste dur en surface, mais on sent les fissures.

Sally Thorne dose super bien le tout : de l’humour qui fait rire tout seul dans son coin, des scènes spicy qui chauffent sans jamais tomber dans le vulgaire, et cette lente prise de conscience qui rend le tout crédible. Parce que oui, Lucy peut parfois sembler un peu lente à comprendre ce qu’elle ressent vraiment. Mais c’est aussi ce qui la rend attachante.

Le film The Hating Game : Lucy Hale et Austin Stowell passent à l’écran

En 2021 est sorti l’adaptation avec Lucy Hale dans le rôle de Lucy et Austin Stowell en Josh. L’alchimie passe bien, les jeux sont là, la fameuse partie de paintball aussi (celle où Lucy finit malade et où Josh s’occupe d’elle). Le film reste assez fidèle à l’esprit du livre, même si, comme souvent, le roman va plus loin dans la tête des personnages et dans certaines scènes intimes.

Certains lecteurs disent que Josh sourit un peu plus à l’écran qu’il ne le fait dans le livre. D’autres trouvent que l’adaptation perd un peu de la profondeur interne de Lucy. Mais globalement, c’est une version qui donne envie de relire le roman juste après, histoire de retrouver toutes les petites nuances qui passent à la trappe.

Pourquoi The Hating Game Sally Thorne parle aux geeks

Dans la culture geek, on connaît bien ce genre de dynamique. Ces hating games ressemblent à s’y méprendre aux trash talks en esports, aux défis ridicules qu’on se lance sur Discord ou aux rivalités de faction dans les MMO. La fusion des deux boîtes, c’est un peu comme quand deux studios de jeu fusionnent et que les équipes doivent cohabiter en se regardant en chiens de faïence.

Et puis il y a ce trope enemies-to-lovers qu’on retrouve partout : dans les animes, les webtoons, les fanfictions depuis toujours. Lucy qui collectionne les figurines et qui écrit même des fanfics sur les Schtroumpfs ? Là on touche direct au geek qui sommeille chez beaucoup d’entre nous. C’est meta, c’est mignon, c’est parfait.

Le roman est aussi devenu un énorme phénomène sur BookTok et sur les communautés romance en ligne, ces espaces où les geeks qui lisent se retrouvent pour geeker sur les ships, les tropes et les scènes qui font hurler. C’est une lecture rapide, addictive, parfaite pour décompresser après une session gaming ou une binge de série. Pas de lore à retenir, juste du banter qui claque et une romance qui fait sourire bêtement.

Sally Thorne : l’auteure qui a relancé la comédie romantique moderne

Sally Thorne vit à Canberra en Australie avec son mari et son chien. Avant d’écrire, elle bossait dans des trucs administratifs et contractuels. The Hating Game a été son premier roman et il a cartonné direct : USA Today bestseller, traduit dans plus de vingt-cinq pays, et il a remis la comédie romantique de bureau sur le devant de la scène. Elle a continué avec d’autres livres comme 99 Percent Mine, mais celui-ci reste le plus culte.

Ce qui marche chez elle, c’est la capacité à créer des dialogues naturels, des personnages qui ont vraiment une voix, et cette alchimie entre humour et tension qui fait qu’on reste scotché jusqu’à la dernière page.

Bref, si le hating game sally thorne te tente, fonce sans hésiter. Que tu sois là pour la romance pure, pour les taquineries qui piquent ou juste pour passer un bon moment avec des persos qui restent en tête, tu vas probablement te régaler. Et après, tu risques de regarder ton collègue d’en face un peu différemment… ou pas. Reste prudent quand même.